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Blog Sports
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20.07.2015
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L’équipe féminine de foot d’Écosse a son hymne !

Publié le 13/05/2016 à 19:11 par footballeh
L’équipe féminine de foot d’Écosse a son hymne !

L’équipe féminine de foot d’Écosse a son hymne !

 

Article de Cheryl Smith publié dans The Scottish Sun, le 4 mai 2016 (sauf notes)
Traduction : Emma Hingant, avec autorisation
Photo : Scottish Sun

 

Si Sharon Martin a déchaussé les crampons il y a plus de dix ans pour gratter une guitare, elle continue de prêter sa voix au ballon rond.

 

En 2011 déjà, Sharon avait déjà produit un morceau pour le club 100 % féminin de Glasgow City – nonuples championnes d’Écosse (pas mal pour un club formé en 1998) – pour son aventure en UEFA Women’s Champions League : "City of Dreams".

 

Elle a remis ça cette année avec "Girl (Daughter of Scotland)", considéré comme le nouvel hymne de l’équipe féminine nationale d’Écosse et évoquant certaines des femmes les plus importantes du pays, des suffragettes à Nicola Sturgeon.

 

 

 

[Note : La société écossaise est plutôt féminisée, notamment au niveau politique. Le Premier ministre écossais, leader du SNP, est une femme : Nicola Sturgeon. Sa première opposante est Ruth Davidson (Conservateurs), suivie de Kezia Dugdale (Travaillistes). Le président du Parlement écossais est également une femme, Tricia Marwick.

 

Côté foot, la Suédoise Anna Signeul est sélectionneuse de l’équipe nationale écossaise féminine, chose rare puisque parmi le 20 premières équipes du classement FIFA féminin, seules 4 d’entre elles comptent une femme à leur tête : États-Unis, Allemagne, Suède et Suisse. L’Écosse est 21e mondiale.]

 

Mais pourquoi Sharon Martin a-t-elle décidé de réaliser cet hommage ? Retour quelques années plus tôt, en Allemagne. "Glasgow City participait à un tournoi et chaque équipe avait sa musique à son entrée sur le terrain", explique Sharon.

 

"Une équipe est entrée au son de ‘Sexy girl’. Cette équipe était vraiment excellente, alors les comparer à des objets sexuels, ça ne le faisait pas. Ça m’est resté dans la tête et je me suis dit que je voulais vraiment que ‘Girl’ ait un impact positif."

 

Sharon est donc partie en voyage à travers l’histoire de l’Écosse.

 

"J’ai recherché les plus grandes femmes de l’histoire de l’Écosse, mais je n’ai pas pu intégrer tout le monde parce qu’il y en a tellement. J’ai quand même essayé de toucher différents domaines."

 

[Note : Elle évoque en effet tour à tour Mary Barbour, activiste ayant lutté contre la hausse phénoménale des loyers à Glasgow dans les années 1910, Jane Haining, missionnaire en Hongrie auprès d’enfants juifs pendant la 2e guerre mondiale et tuée à Auschwitz, et Katherine Grainger, médaillée d’or aux JO en aviron. Elle parle aussi de Jeanne d’Arc, considérée au Royaume-Uni comme l’un des symboles du féminisme dans le monde.]

 

"Je ne voulais pas non plus exclure les hommes, poursuit Sharon. Il faut que les hommes se battent pour le féminisme aussi et soutiennent les femmes. Je pense que le féminisme a une image négative, alors qu’il représente l’humilité, la compassion et la douceur."

 

La chanson a été bien reçue en Écosse et a bien sûr obtenu l’approbation des joueuses de l’équipe nationale qui forment le chœur derrière la chanteuse. Sharon, ancienne joueuse de Glasgow City à ses balbutiements, espère aussi pouvoir changer l’image de la femme dans les médias.

 

"Les jeunes filles sont bombardées de photos de top modèles à la taille de guêpe dans les magazines de beauté. Ce n’est pas très sain parce que les petites filles voient ça et se disent qu’elles ne pourront jamais faire cette taille."

 

"En revanche, si on montre nos sportives, qu’on leur donne une voix et qu’on parle de leurs exploits, les jeunes filles le verront et se diront qu’elles veulent faire pareil. Elles voudront peut-être devenir comme Kim Little, Lisa Evans ou Gemma Fay."

 

"Cela peut aussi avoir un impact sur les garçons, cela a un côté positif pour eux. Peut-être qu’un jour, on verra un garçon portant un maillot floqué du nom d’une joueuse."

 

Ce serait très beau. En attendant, vous pouvez télécharger la chanson sur iTunes : Girl (Daughter of Scotland) – Sharon Martin

 

Pour en savoir plus sur Sharon Martin : www.sharonmartinmusic.com

Sharon Martin sur Twitter : @sharonmartinm 

 

Les paroles

 

We’ve marched a thousand miles

Fought hard for our rights

Through history we’ve played our hand

The great women of this land

 

Heroism we have seen

Mary Barbour’s Rent Army

Jane Haining

Righteous Among Nations

 

Cos we’re your doctors, lawyers, mothers, footballers, First Minister, Poet Laureate

We’re on the move and I’m telling you

The glass ceiling’s going, we’re coming through

Rise up, eyes up, take the stage

Play your game, don’t be afraid

You’re a work of art, our Joans of Arc

Always be proud of who you are. 

 

Refrain

Girl, gotta hold your head up high

Don’t let this moment pass you by

You can be anything you believe you can be

Girl, this world is waiting just for you

So go on shine and live your truth

You can be, anything you believe you can be

 

So let’s boldly build new roads

Sports stars and role models

3 silvers made Olympic gold

Katherine’s legacy we’ll follow

 

And it’s up to all of us

To stand up for what we love

Feminism is an energy

Of heart and soul, humility

 

So husbands, fathers, sons and brothers

United, we’ll fight for each other

No country is more fitting

To inspire the world we live in

 

We made penicillin, television, steam engines, educated thinking

So what’s equality?

To the pioneers of history!

 



Leicester, que sont-ils devenus ?

Publié le 15/03/2016 à 11:43 par footballeh
Leicester, que sont-ils devenus ?

Leicester, que sont-ils devenus ?

 

Article publié en mai 2026

 

Souvenez-vous il y a 10 ans (oui, déjà !), en 2015/16, Leicester City gagnait son premier titre de champion d’Angleterre. Cela faisait depuis Nottingham Forrest en 1977/78 qu’un nouveau club anglais n’avait pas été couronné champion.

 

Mais que sont devenus les héros de cette magnifique saison ? Une saison qui a vu Tottenham Hotspur en dauphin de Leicester, les Manchester City et United en dehors des places européennes (avortant par la même occasion le transfert de Pep Guardiola à City) et West Ham participer à la Champions League.

 

- Jamie Vardy (29 ans en 2016) Après avoir remporté l’UEFA EURO 2016 avec l’Angleterre, le meilleur buteur du tournoi en France a quitté la Premier League pour découvrir la Bundesliga et Dortmund. Les cinq années suivantes, il a fini co-meilleur buteur de la Champions League avec Pierre-Emerick Aubameyang, mais a perdu trois finales de LDC avec le Borussia.

 

- Riyad Mahrez (25 ans) L'Algérien passé par Le Havre a regagné la France pour faire les beaux jours du Paris Saint-Germain. Outre ses 10 titres de champion de France de rang, Mahrez a aussi disputé la finale de la Coupe du Monde de la FIFA 2022 au Qatar remporté par… le Qatar. Dans la foulée du Mondial, il s’est fait naturalisé qatarien (le PSG facilitant le changement de nationalité) pour évoluer parmi les champions du monde (la FIFA autorisant les transferts inter-équipes nationales).

 

- Robert Huth (31 ans) L’un des seuls cadres de l’équipe championne à être resté à Leicester, encore maintenant, l’Allemand a toutefois tenté de couper en deux son ancien coéquipier Vardy en finale de l’EURO 2016. Son carton rouge a sans doute valu à l’Allemagne de s’incliner si lourdement dans cette finale au Stade de France. Depuis, il fait quelques piges à Leicester, mais à 41 ans, il n’entend même plus les supporters scander son nom « Huuuuth » à chaque fois qu’il fait une tête.

 

- Shinji Okazaki (29 ans) Après être devenu le 2e Japonais à gagner la Premier League après un autre Shinji (Kagawa avec Manchester United en 2012/13), Okazaki a fait les beaux jours du Celtic où il a gagné tous les trophées possibles. En Écosse bien sûr. Il a ensuite marché dans les traces de son compatriote Shunsuke Nakamura en partant pour l’Espanyol de Barcelone. Il poursuit aujourd’hui sa carrière de joueur en 7e division japonaise.

 

- Danny Drinkwater et Marc Albrighton (tous deux 26 ans) Roy Hodgson les a eux aussi convoqués en équipe d’Angleterre pour l’EURO 2016 où ils sont restés sur le banc, mais ont ajouté une ligne à leur palmarès. Après l’EURO, ils sont partis pour Liverpool pour des prix faramineux, faisant exploser les indemnités de transfert d’Andy Carroll et de Christian Benteke. Ils ne sont utilisés qu’en Cup par Rafa Benítez, de retour sur le banc des Reds.

 

- Leonardo Ulloa (29 ans) Après le titre de champion, le Chilien né en Argentine s’est essayé à la Liga. Avec le Celta Vigo, il a gagné le titre de champion d’Espagne en 2016/17, en formant un trio d’attaquants époustouflant avec John Guidetti Claudio Beauvue. Malgré deux titres improbables de suite, aucun club « prestigieux » n’est venu frapper à sa porte. Il est donc retourné à Leicester City où il a mis fin à sa carrière dans le ventre mou de la Premier League.

 

- Kasper Schmeichel (29 ans) Le gardien est lui aussi parti du club dans la foulée du titre. José Mourinho l’a embauché à Manchester United dans l’espoir de revivre le triplé de 1999. Mais après un début de saison catastrophique (pire que sous l’ère Van Gaal), Mou est remercié et Ryan Giggs reprend les rênes avec pour entraîneur des gardiens, Peter Schmeichel. Manchester United refera le triplé Premier League / Cup / Champions League trois fois sous les ordres de Giggsy, avec Kasper en dernier rempart.

 

- Mark Schwarzer (43 ans) Il y a dix ans, le portier australien avait déjà 43 ans. Vous le savez, il est encore maintenant à Leicester et a disputé l’intégralité de toutes les rencontres depuis le titre – sauf 1 match pour suspension. Malgré sa moyenne de 2,3 buts encaissés par match, Schwarzer garde la confiance des dirigeants tant que les attaquants marquent plus souvent qu’il ne laisse passer les ballons. Il faut dire qu’il part souvent à l’aventure hors de ses buts pour aller marquer des coups francs et des penalties.

 

- Claudio Ranieri (64 ans) L’Italien est parti à la retraite (méritée) juste après le titre. La dernière fois qu’il a été aperçu, c’était à Monaco où les passants l’ont entendu ricaner du côté de Louis II.

 

- Leicester City (132 ans) Après l’exode massif de ses meilleurs éléments, vécu juste avant la saison 2016/17, le club anglais a fait appel aux jeunes de son centre de formation pour disputer la Champions League. S'ils ont participé aux demi-finales de la prestigieuse compétition européenne, ils ont frôlé la relégation cette saison-là. Depuis, ils ont les yeux fixés sur le ventre mou de la Premier League qu’ils n’ont pas quittée depuis 2014.

 

Les autres champions restés au club

Wes Morgan (32 ans)

Danny Simpson (29 ans)

Christian Fuchs (29 ans)

Ngolo Kanté (24 ans)

Gökhan Inler (31 ans)

Jeff Schlupp (23 ans)

 

Photo : http://www.lcfc.com/team/

 

 



Groundhop week-end

Publié le 10/03/2016 à 10:15 par footballeh
Groundhop week-end

Groundhop week-end

 

Ce week-end, si vous habitez en Écosse – ou si vous y êtes de passage – vous allez pouvoir découvrir le championnat de Lowland League (5e division écossaise au Sud de l’Écosse) d’un seul coup.

 

La SFA organise en effet un « Groundhop week-end ». Vous connaissez le concept ? Au lieu d’être donnés à 15h comme chaque samedi, les coups d’envoi des sept rencontres du championnat de Lowland League seront donnés à différents moments dans le week-end : vendredi 19h, samedi 11h, 14h, 15h, 17h et 20h, dimanche 12h.

 

Ainsi, les supporters pourront (tenter d’) assister à toutes les rencontres, dans leur intégralité ou en partie. Le meilleur moyen de découvrir les stades de ce championnat et les équipes qui le composent !

 

Un fou de foot va pouvoir en parcourir des kilomètres. À vrai dire, si vous voulez assister à toutes les rencontres et que vous commencez vendredi soir à Gretna (frontière avec l’Angleterre !), vous allez devoir parcourir 261 km minimum, sans compter les trajets depuis chez vous/votre hôtel.

 

Voilà ce que vous allez devoir faire :

 

1 - Vendredi 19h / Gretna 2008 - Dalbeattie Star

 

Gretna → Rosewell - 126 km

 

2 - Samedi 11h / Whitehill Welfare - Gala Fairydean Rovers

 

Rosewell  Prestonpans - 18 km

 

3 - Samedi 14h / Preston Athletic - Threave Rovers

 

Prestonpans  Innerleithen - 48 km

 

4 - Samedi 15h / Vale of Leithen - BSC Glasgow

 

Innerleithen  Edinburgh - 58 km

 

5 - Samedi 17h / Spartans - University of Stirling

 

Edinburgh  Edinburgh - 6 km

 

6 - Samedi 20h / Edinburgh City - East Kilbride

 

Edinburgh  Edinburgh - 5 km

 

7 - Dimanche 12h / Edinburgh University - Selkirk

 

Pour un petit pays comme l’Écosse, ce n’est pas rien. Surtout que la Lowland League est un championnat « géographique », limité au Sud de l’Écosse, équivalent de la superficie de la Bretagne.

 

Et vous, avez-vous tenté l’aventure d’un « groundhopper » ?

 

Liens :

 

http://www.groundhopping.be/

http://100groundsclub.blogspot.co.uk/

http://www.doingthe92.com/



Vikki Robertson, arbitre FIFA et maman

Publié le 09/02/2016 à 16:19 par footballeh
Vikki Robertson, arbitre FIFA et maman

Vikki Robertson, arbitre FIFA et maman

 

Article de Niamh Anderson publié dans The Scottish Sun, le 8 février 2016

Traduction : Emma Hingant, avec autorisation

 

Vikki Robertson est la seule arbitre écossaise à être également maman. Alors pour elle, être arbitre FIFA est un jeu d’enfant.

 

Non seulement l’arbitre de 31 ans doit jongler avec son métier dans une banque et l’éducation de sa fille de six ans, mais elle se rend aussi aux quatre coins du monde pour s’adonner à sa passion : l’arbitrage.

 

Vikki, grande amoureuse de football, tient à faire passer un message à toutes les femmes : il est possible de poursuivre une carrière dans le sport même avec une famille et un emploi à temps plein.

 

« Ce peut être très difficile de tout coordonner, conçoit-elle. Travailler à temps plein, aller à l’entraînement, passer à la salle de sport, aider à faire les devoirs, préparer le déjeuner et le cartable du lendemain, penser aux activités extrascolaires comme le ballet et la natation. C’est un peu fou, mais c’est possible avec le soutien de vos proches. Ma mère, mon père et mon mari m’ont énormément soutenue. Ma fille aussi ! »

 

« Je suis la seule maman arbitre en Écosse. Il y a d’autres mamans qui arbitrent pour la FIFA bien sûr, mais pas d’Écossaises. J’aime les rencontrer pour savoir comment elles font, elles. »

 

« C’est possible d’être maman et de réussir en tant qu’arbitre. Comme j'y arrive, j’espère que d’autres femmes se rendront compte qu’elles peuvent le faire aussi. »

 

S’exprimant lors d’une opération promotion de la Fédération écossaise (SFA), Vikki raconte son parcours : « J’ai toujours aimé le sport. J’ai passé ma licence d'entraîneur de football quand j'étais à l'école et j’aimais pratiquer tous les sports. J’ai fait du ballet, du karaté, du kickboxing, de la natation... J’adorais tout. »

 

« Une fois que j’ai reçu ma licence d’entraîneur, je me suis demandée ce que je pouvais faire ensuite. Un stage d’arbitrage allait se dérouler, donc j’ai consacré mes soirées à ça et voilà où j’en suis maintenant. »

 

Vikki, de Fife en Écosse, gravit alors les différents échelons du football amateur. Au moment de passer au niveau supérieur, elle décide de faire une pause pour donner naissance à sa fille, Amelie, en 2010. Mais elle n’avait surtout pas fait de croix sur sa carrière d'arbitre et l'année dernière, elle est acceptée sur la liste 2015 des arbitres et arbitres assistants internationaux de la FIFA.

 

Cette année, elle figure sur la liste des assistants pour la deuxième année de rang. « Tout au long de la saison, des observateurs viennent regarder vos matches et vous donnent des notes. Vous devez passer des examens écrits et des tests de condition physique. Si vous répondez à tous les critères, ils décident de vous nommer ou non. Ce n’est pas facile, il y a de la concurrence, mais elle est saine. »

 

« Mon rêve serait de participer à la finale d’un tournoi. Une finale de l’EURO ou d’une Coupe du Monde féminine serait le summum. »

 

En attendant, Vikki ne chôme pas. Elle revient du Monténégro où elle était assistante pour l’éliminatoire de l’EURO féminin entre le Monténégro et l’Espagne.

 

« Je suis assistante chez les hommes en Écosse, au niveau ‘junior’, et j’arbitre la Premier League féminine. Je suis aussi arbitre assistante internationale. Il y a deux arbitres FIFA et trois assistantes en Écosse. La SFA nous attribue les matches et on y va ensemble. »

 

« J’ai participé aux 16es et 8es de la Champions League féminine l’année dernière, c’était génial. Ce sont des séjours de trois jours, c’est très intense : vous prenez l’avion, vous jouez le match et vous revenez. On travaille partout dans le monde, c’est un job exceptionnel. »

 

Vikki espère maintenant que d’autres femmes pourront suivre son exemple. « J’encourage toutes les femmes à pratiquer un sport ou à poursuivre leur carrière sportive. Il y a tellement de possibilités aujourd'hui. Il n'y a aucune raison d'avoir peur ou d'être anxieuse, le sport est très accessible aux femmes. »

 

Si des cas de sexisme font parfois couler de l’encre dans les journaux, Vikki avoue n’avoir jamais eu de problème. Elle affirme que les arbitres femmes sont traitées de la même manière que les hommes. « J’ai réussi tous les tests qu’ils ont dû passer, donc c’est équitable. Je n’ai jamais été confrontée au sexisme. J’ai toujours été traitée comme l’égal des hommes. Je suis un arbitre comme les autres. » Supermaman quand même.

 

Article d’origine (en anglais) : bit.ly/1Q6E5nL

Photo : The Scottish Sun



Entraîneur ou club, faut-il choisir ?

Publié le 07/02/2016 à 14:38 par footballeh
Entraîneur ou club, faut-il choisir ?

Entraîneur ou club, faut-il choisir ?

 

C’est donc décidé, Pep Guardiola ira à Manchester City à la fin de la saison. L’ancien capitaine de la Dream Team de Barcelone et ancien coach des magnifiques promos 2009 et 2011, qui ont tout raflé en Espagne et en Europe, a choisi son camp. Un temps attendu de l’autre côté de Manchester, chez les Red Devils, il sera finalement Citizen pour la saison 2016/17.

 

Si tôt le transfert annoncé, un grand supporter du FC Barcelone que je connais bien (photo) me dit qu’il supportera maintenant Manchester City en Premier League. Pourtant, depuis des années, son équipe anglaise (comme la mienne) est Manchester United. Sa logique : il soutient à fond Guardiola, le coach qui a tout réussi au grand Barça et qui incarne des valeurs qui lui sont chères.

 

Alors je commence à me demander s’il est vraiment possible de supporter une personne dans un sport collectif. On ne parle pas de tennis, de golf ou de Formule 1 où il est normal de suivre un individu. Les transferts de joueurs et d'entraîneurs de foot étant tellement banals, est-ce normal de changer d’équipe au gré des mouvements d’une seule personne, sans être taxé de « footixisme » ?

 

Ma première réaction : ça me dérange que cet ami me dise qu’il passera de United à City à partir de juin 2016. Pourtant, je me rappelle scruter la Real Sociedad et vouloir que ce club réussisse en Liga et en Europe deux saisons durant, quand Raynald Denoueix y était entraîneur.

 

Et puis un club, c’est pour la vie. Mais c’est peut-être différent pour un club étranger, un club qui n’a pas grandi dans ton cœur pendant ton enfance, un club auquel tu n’es pas attaché comme le club de ta ville (le Barça pour mon ami, Nantes pour moi par exemple). Jamais il n’ira supporter un autre club de Liga même si Guardiola venait à l’entraîner. 

 

Et puis je commence à voir de plus en plus d’articles ventant l’avantage de l’arrivée de José Mourinho à Manchester United. C'est là que je me rends compte que dans le football, l’individualisme peut très bien prendre le dessus sur le collectif. Mourinho est un coach que je n’apprécie pas du tout. Il est Chelsea jusqu’au plus profond de lui-même, même s’il a souvent dit qu’il aimerait entraîner Manchester United. Je pense que sa mentalité, son style de jeu, ne sont absolument pas adaptés aux valeurs de Manchester United. En fait, j'étais attachée à MU à cause de Sir Alex Ferguson.

 

Depuis le départ de Sir Alex, il a fallu faire avec David Moyes et Louis van Gaal. Pourquoi pas ? Je trouve qu’ils correspondaient bien au style de Manchester. Mais Mourinho ? Un vrai danger pour ce club je pense. Donc si jamais Mourinho venait à Manchester United, je penserais à reconsidérer ma loyauté aux Red Devils malheureusement.

 

Donc serait-ce plus choquant dans l’autre sens ? Aimer un club parce qu’à sa tête se trouve un entraîneur dans lequel on se retrouve ? Pas forcément finalement.

 

Qu’en pensez-vous ?

 

Crédit photo: E.Hingant, juin 2014 (Guardiola)



Sainte-Luce 0-5 Val d'Orge

Publié le 10/01/2016 à 19:25 par footballeh
Sainte-Luce 0-5 Val d'Orge

Sainte-Luce 0-5 Val d'Orge

 

Dimanche 10 janvier, l'Union sportive lucéenne (USL), club de DH, recevait le Val d’Orge, club de D2 en 32es de finale de Coupe de France féminine.

 

Au moment de partir pour le stade Philippe Porcher à Sainte-Luce, un bel orage d’hiver éclatait et une très forte pluie commençait à s’abattre sur la Loire-Atlantique. Je me serais cru chez moi, en Ecosse ! Mais peu importe, sur la route pour Sainte-Luce-sur-Loire, dans l'agglomération de Nantes, j’aurais pu rouler les yeux fermés tellement je connais cette route depuis chez mes parents jusqu’au terrain d’entraînement, où le match avait lieu aujourd’hui. C’était pourtant il y a plus de 11 ans déjà que je taclais sur le terrain en terre battue, attenant au terrain d’honneur en herbe.

 

Finie la nostalgie, le match était sur le point de commencer. Contre les Bleues de Sainte-Luce, les Blanches de Val d’Orge faisaient parler la différence de niveau et confisquaient ainsi le ballon pendant de très longues périodes. Une seule division séparait les deux formations, mais les Lucéennes ne parvenaient pas à récupérer le ballon. Les Essonniennes, elles, butaient sur la défense bien en place des Ligériennes qui se battaient sur tous les ballons.

 

A trois reprises, Val d’Orge tentait de lancer ses attaquantes en profondeur, mais le drapeau du hors-jeu se levait à chaque fois. Ce n’était que partie remise et elles parvenaient enfin à déjouer ce piège pour ouvrir le score à la 20e minute malgré les appels au hors-jeu depuis la main courante. De l’autre côté du terrain, les Bleues se procuraient une ou deux occasions sur des coups francs et des centres venus de la gauche, mais ça passait au-dessus, c'était bien dégagé ou la gardienne sortait bien.

 

Val d’Orge en profitait pour repartir à l’attaque. Cette fois, la sortie hasardeuse de la gardienne lucéenne leur mâchait le travail et l’attaquante pouvait marquer dans les buts vides. 2-0 à la pause, mais pas encore de démonstration de force.

 

Val d'Orge, qui confisque le ballon, mène 2-0 (20e, 38e) à la pause. Qq occaz pour Sainte-Luce quand même. #CdF pic.twitter.com/bMD50dmS1H

— Emma Hingant (@UEFAcomEmmaH)

 

Au risque de paraître "cliché", c’est en deuxième période qu’on voyait davantage la différence physique. Mais avant que la fatigue ne s’installe, les Bleues se procuraient quelques bonnes occasions dans cette deuxième période et obligeaient la gardienne à réaliser deux belles parades. Elles obtenaient aussi plusieurs corners intéressants, qui ne donnaient malheureusement rien. L’équipe visiteuse allait ensuite ne faire qu’une bouchée des Lucéennes qui descendaient de plus en plus bas sur le terrain, la fatigue prenant visiblement le pas.

 

Trois buts venaient ponctuer la domination essonnienne en deuxième période (58e, 75e, 79e) pour faire tout de même respecter la logique dans ces 32es de finale de Coupe de France féminine. Malgré le score de 5-0, un match agréable à voir et pour moi, un retour très sympa dans mon ancien club. L’occasion de discuter avec les anciennes copines de nos exploits en finale de Coupe de District 2004 (victoire 2-1 !) et du bon vieux temps.

Bravo les filles !



SWPL, 6 matches, 6 arbitres femmes

Publié le 30/10/2015 à 18:36 par footballeh
SWPL, 6 matches, 6 arbitres femmes

SWPL, 6 matches, 6 arbitres femmes



Traduction de mon interview avec la SFA, le 30 octobre 2015

 

1er novembre 2015, dimanche historique en Scottish Women Premier League [Premier League féminine écossaise] : pour la toute première fois, les six rencontres du championnat seront arbitrées par six femmes.

 

Emma Hingant [c’est moi!], qui dirigera la rencontre entre Hutchison Vale et Hearts à Édimbourg, fait partie de ces six arbitres. Elle est impatiente et fière de contribuer à ce week-end historique.

 

Hingant – qui travaille entre autres pour l’UEFA et la version française de Manchester United – a déclaré sur le site Internet de la Fédération écossaise (SFA) : “J’ai vraiment hâte d’arbitrer ce week-end. Je suis fière d’y participer. C’est génial, cela montre qu’il y a au moins six arbitres femmes qui ont le niveau pour diriger un match de SWPL, un championnat qui a grandi énormément au cours des cinq dernières années.”

 

Le taux de participation des femmes dans l’arbitrage en Écosse a beaucoup augmenté depuis 2011, passant de 2,1 % il y a quatre ans à 5,2 % en 2015. De plus, aujourd’hui, 50 % des rencontres de SWPL sont arbitrées par des femmes [100 % ce week-end!], contre seulement 17,4 % en 2011.

 

“Les joueuses sont de plus en plus fortes, elles sont presque professionnelles, donc elles ont besoin d’arbitres qui sont à leur niveau", explique Hingant.

 

“Je pense que les joueuses aiment voir des arbitres femmes aussi. Elles voient ainsi que la SFA s’intéresse à faire progresser tous les domaines du football féminin en Écosse. Les meilleures arbitres féminines n’évoluent plus seulement chez les hommes.”

 

De plus en plus opportunités s’ouvrent aux femmes qui veulent être arbitres en Écosse. Morag Pirie et Kylie McMullan en sont deux bons exemples : elles arbitrent en Europe et en Premiership écossaise.

 

“Les opportunités ne manquent pas depuis quelques années", ajoute Hingant. "Si vous regardez Kylie McMullan par exemple, elle est devenue arbitre récemment et est déjà arbitre assistante en Premiership écossaise et en Europe. Cela montre qu’avec envie et détermination, vous pouvez aller loin.”

 

“Mais cela amène des sacrifices dans la vie personnelle aussi. On s’entraîne avec tous les arbitres [hommes et femmes] une fois par semaine, mais aussi à côté personnellement. [Avec les femmes] on se retrouve une fois par trimestre pour s’entraîner, passer des tests physiques et faire des analyses vidéos.”

 

Emma pense toutefois que ces sacrifices valent le coup [surtout quand on est autant amoureux de ballon rond].

 

“J’ai passé mes tests d’arbitres fin 2010. Je jouais en 2e division écossaise et l’arbitrage m’intéressait alors je me suis renseignée. Je ne regrette pas mon choix. Je travaille dans le football et le week-end, j’arbitre. Le samedi, je suis arbitre assistante chez les hommes et le dimanche, je suis arbitre chez les femmes. Quand je pars en vacances, j’essaie toujours d’aller voir du foot!”

 

 

Crédit photo : Hibs Ladies

Article d'origine de David Childs : scotfa.co/swplrefs



Ouvrir les yeux sur le cécifoot

Publié le 27/09/2015 à 12:37 par footballeh
Ouvrir les yeux sur le cécifoot

(Photo de groupe - rangée du haut, de g. à dr. : Vincent, Kévin, Isnel, Romuald, Benoît, Ben et Thibaut - rangée du bas, de g. à dr. : Anthony, Julien, Jérôme, Manuel et moi)

 

Ouvrir les yeux sur le cécifoot

 

Plongée au cœur d’un entraînement de foot aveugle au Don Bosco Cécifoot, à Nantes.

 

Quelques semaines après la fin de l’EURO cécifoot organisé en Angleterre et où la France a terminé à une belle 5e place, j’ai eu l’immense honneur de pouvoir participer à un entraînement du club de Don Bosco, un club phare de la région nantaise en matière de cécifoot. Le seul club cécifoot de l’Ouest à vrai dire, ce qui pousse certains joueurs à parcourir de longues distances pour venir s’entraîner, comme depuis le Puy-du-Fou, à une heure de route.

 

Quelques infos sur le foot pour les aveugles ou les malvoyants, c'est par ici.

 

J’arrive donc au stade de l’Eraudière à Nantes, pas loin de la Beaujoire où quelques heures plus tard le FC Nantes va recevoir le PSG. À côté des enfants qui eux aussi s’adonnent à la pratique du football, on va s’installer dans une moitié du terrain en herbe.

 

C’est la reprise de l’entraînement pour la saison 2015/16, donc on commence par un footing de 20 minutes sur la piste d’athlétisme, suivi d’un exercice permettant de juger notre vitesse maximale aérobie de ce début de saison.

 

Jusque-là, rien de vraiment différent à un entraînement ordinaire. Petit hic, pendant l'évaluation VMA, un joueur se télescope avec une spectatrice qui ne fait pas attention et qui s’est postée sur la piste d’athlétisme sans se préoccuper de savoir si des personnes l’utilisaient. Si les joueurs de Don Bosco sont tous malvoyants (sauf le gardien), ça ne se voit pas donc si on n’est pas au courant, on ne pense pas à leur prêter une paire d’yeux et notre attention.

 

En plus d'être très accueillants avec moi, les joueurs sont très ouverts au sujet de leur handicap. Ils m’expliquent depuis quand ils sont malvoyants, certains depuis leur naissance, d’autres depuis quelques années, en raison d’une maladie génétique ou autre. Ils me disent que leur maladie a évolué jusqu’à ne plus pouvoir conduire par exemple. Mais leur passion pour le football ne s'est jamais estompée.

 

Cela m’intrigue aussi de savoir ce qu’ils parviennent à voir, à quelle distance, avec quelle précision. Pourraient-ils jouer en foot valide ? "C’est difficile", me raconte l’un d’entre eux "car on ne voit pas le ballon jusqu’à ce qu’il nous arrive vraiment dessus. Certains footballeurs se font des signes sur le terrain pour se diriger, mais je ne vois pas ça, donc c’est dur de pouvoir jouer avec eux."

 

Un autre me raconte qu’il s’est réinscrit dans un club de foot valide cette saison et qu’il va retenter l’aventure valide, "pour jouer avec les copains". Pour bien m’expliquer ce qu’ils ressentent, l’un d’entre eux, Isnel, me fait cette magnifique analogie : "Imagine que tu portes des lunettes et que tu poses une peau de saucisson par-dessus. Et ensuite, tu colles des gommettes noires au milieu et tu vois flou sur les côtés à cause de la peau de saucisson. Voilà, c’est comme ça que je vois." J’y vois plus clair avec cette explication, même si j’ai une forte envie de nettoyer mes lunettes maintenant ! (maniaque)

 

Une fois le côté physique de l’entraînement terminé, on passe au travail avec le ballon. Anthony Heurteau, le coach (aussi entraîneur adjoint de l’équipe de France cécifoot), me demande si je veux essayer le foot avec les malvoyants ou carrément essayer le foot aveugle, avec un bandeau sur les yeux.

 

Comme je porte mes lentilles de contact (je suis myope, handicap facilement corrigible), je vois relativement bien donc c’est de la triche pour le foot "malvoyant". On me prête donc un bandeau pour jouer avec deux joueurs qui évoluent en aveugle, Isnel et Jérôme Penisson, ce dernier étant joueur de l’équipe de France. Trois exercices au programme : 1) Conduite de balle autour de deux coaches qui nous guident par leur voix ; 2) Réception du ballon de loin, contrôle orienté, conduite de balle et frappe au but ; 3) Double pénalité (penalty à huit mètres environ). On utilise les buts de football au lieu de buts plus petits de cécifoot.

 

Le coach et les joueurs me donnent des conseils : se concentrer sur les voix, conduire la balle en faisant de petites passes de gauche à droite avec l’intérieur du pied, faire face au ballon pour effectuer un contrôle. Isnel me dit aussi qu’à la fin des matches, il n’est pas forcément fatigué physiquement, mais complètement vidé mentalement. Je veux bien le croire car il faut beaucoup se concentrer.

 

Je ne sais pas si je dois prêter une attention plus particulière du fait que je ne suis pas habituée à évoluer dans le noir, mais vous pouvez jeter un œil à la vidéo ci-dessous, je ne suis pas à l’aise à 100%, on a l'impression que je marche sur des œufs ou sur une plaque de verglas. Et quand je n’ai pas le ballon, je ressemble à un zombie aussi, les bras devant pour éviter d'heurter d’autres personnes. Je n’ai absolument aucune idée d’où je me trouve sur le terrain.

 

 

Avant de changer d’exercice, le coach me dit d’enlever le bandeau pour voir où je suis. Je me trouve à une dizaine de mètres du but, près du point de penalty. Moi qui croyais être à environ 30 mètres des buts, désaxée sur la gauche… Complètement déboussolée.

 

L’exercice suivant consiste donc à effectuer un contrôle orienté du ballon, puis à frapper au but. Mon premier tir passe à 10 mètres des buts et finit presque en touche… Et encore, ça, c’est quand j’arrive à taper dans le ballon. Plus ça va, plus je commence à être à l'aise mais je continue de frapper de l’arrière du pied, vers le talon. Il faut pouvoir s’ajuster. Je réussis quand même à marquer, j'entends aussi quand le ballon passe largement à côté ou quand il s’écrase sur le poteau !

 

 

On finit par des doubles pénalités, c’est-à-dire des frappes à huit mètres, seuls face au gardien. Même un plat du pied devient difficile les yeux bandés. On me conseille donc de tenter un bon vieux pointu. Je marque, je suis contente. Quand je revois les vidéos, en revanche, je vois à quel point Jérôme et Isnel sont largement plus à l'aise balle au pied, ils sont détendus.

 

 

On se demande d’ailleurs si c’est plus "facile" de pratiquer le cécifoot quand tu es aveugle/malvoyant depuis sa naissance ou après avoir déjà vu. Jérôme trouve qu’une personne qui a déjà vu sait ce qu’est un contrôle ou une reprise de volée, une frappe, etc. tandis qu’il faut expliquer avec précision ce que sont les gestes de football à une personne qui n’a jamais vu, ce qui est peut-être un peu plus difficile.

 

Pour finir, les gars me disent que ça se voit que je suis une footeuse et que pour une première fois, je ne me suis pas ridiculisée. J’ai trouvé ça quand même dur et intense, mais ce fut une expérience exceptionnelle. Je remercie Anthony et tous les gars de Don Bosco pour leur accueil et de m’avoir ouvert les portes de leur monde, pour me permettre d’ouvrir les yeux sur ce sport. Chapeau les gars !

 

 

Merci aussi à mon papa pour les photos et vidéos



Ne pas fêter son but, normal ?

Publié le 21/09/2015 à 17:10 par footballeh
Ne pas fêter son but, normal ?

Ne pas fêter son but, normal ?

 

On le voit assez régulièrement dans le football, surtout aux mois d’août et de janvier, juste après la clôture du marché des transferts : un buteur qui ne fête pas son but.

 

Le but, c’est le tout de même le summum du football. Faire toucher les filets au ballon, passer la ligne de but, tromper un gardien, délivrer les siens ! Quel pied ! Mais parfois, le buteur, celui qui vient de se déjouer de toute une défense, refuse de fêter son but. Parfois, il s’excuse même. Il n’est pas heureux, il sait qu’il vient trahir ceux qui l’ont adulé. C’est le joueur qui marque contre son ancien club.

 

Mais est-ce vraiment très correct ? Imaginez une seconde que le buteur soit un garçon et que l’ancien club soit son ex-copine. Les deux parties se sont séparées à l’amiable, d’un commun accord : ça ne collait plus (ils le voyaient bien tous les deux), ou bien une opportunité s’est présentée ailleurs et l’ex n’a pu suivre, mais a parfaitement compris que le mec ne pouvait pas refuser cette opportunité donc l’a laissé partir. Entre temps donc, le garçon a trouvé une nouvelle copine, mais l’ex ne s’en fait pas trop, c’est la vie comme on dit. L’ex elle-même a trouvé chaussure à son pied ailleurs.

 

Donc un jour, le joueur marche dans la rue main dans la main avec sa nouvelle copine et aperçoit son ex arriver dans l’autre sens. Quand il s’excuse d’avoir marqué un but contre son ancien club, c’est un peu comme s’il lâchait précipitamment la main de sa nouvelle copine pour ne pas froisser son ex quand il la voit quelques mois après s’être séparé d’elle. Il se souvient des bons moments passés avec l’ex, mais ce n’est pas très sympa pour sa nouvelle copine quand même. Et qu’est-ce que l’ex peut bien avoir à faire de voir ce joueur prétendre être malheureux avec sa nouvelle copine ?

 

Prenons un cas récent, Beauvue avec Lyon contre Guingamp. S’il n’a pas envie de marquer contre l’EAG, il n’avait qu’à pas jouer. S’il était si bien à Guingamp, il n’avait qu’à y rester. L’opportunité lyonnaise était belle, il s’adapte très bien à Lyon, tant mieux pour lui. Mais 1) Ca doit faire une belle jambe à Guingamp qu’il s’excuse de marquer le but décisif et 2) Lyon peut se demander si son joueur est à 100% chez lui.

 

Mais c’est de mode, donc tous les clubs sont d’accord pour voir leurs nouveaux joueurs s’excuser de marquer des buts. Moi, je ne trouve pas ça honorable, mais irritant. Et surtout hypocrite en fait.

 

Et puis ça arrive dans l’autre sens que l’ex – qui se sent trompé(e), trahi(e), lesé(e) – en fasse voir de toutes les couleurs à son ancien amant. C’est le cas de Figo, capitaine du Barça parti chez l’ennemi madrilène. On lui a lancé une tête de cochon. Et évidemment Valbuena dimanche soir dans "l'Olympico". Il était pourtant parti en bons termes. Soi disant. Parce qu’apparemment, l’ex n’a pas digéré son départ et surtout son choix de nouvelle copine ! C’est moche, mais c’est la vie.

 

Ah l’amour, que c’est dur.

 

Crédit photo : Eurosport (cet article)



Les micro-oreillettes, super expérience !

Publié le 03/09/2015 à 15:45 par footballeh
Les micro-oreillettes, super expérience !

Les micro-oreillettes, super expérience !

 

En septembre 2015, j’ai été quatrième arbitre pour le match amical entre les U17 féminines de l’Écosse et de l’Irlande. D’un point de vue personnel, c’était un match de prestige, un match international, pour lequel j’étais très heureuse d’avoir été nommée.

 

Le reste de l’équipe arbitrale était composé de deux arbitres FIFA (une arbitre, l’autre arbitre assistante n°1) et d’une arbitre de même catégorie que moi (arbitre assistante n°2). Des arbitres très expérimentées donc, qui dirigent des matches depuis de nombreuses années. Et nouveauté pour moi, l’arbitre avait amené un système de micro-oreillettes ! L’occasion pour moi de découvrir ce système et l’arbitrage en vraie équipe connectée. Depuis septembre, j'ai utilisé les micro-oreillettes à deux reprises, en tant qu'arbitre assistante. Cela change complètement l'expérience de match !

 

Avec les micro-oreillettes, difficile de se déconcentrer ! En fait, les micros des trois arbitres sont ouverts, c’est-à-dire qu'on entend toutes les quatre ce qu’elles disent tout le temps. Le micro du 4e arbitre est activé par un bouton que je glisse dans ma poche et sur lequel j’appuie quand je veux qu’elles m’entendent.

 

Au tout début, c’est déconcertant d’entendre tout ce que les trois arbitres disent sur le terrain. Il y a pas mal d’écho et même si je maîtrise parfaitement l’anglais (même écossais), je mets du temps à m'habituer. Disons que ça allait beaucoup mieux en deuxième période. En tout cas, elles parlent énormément. Si vous n’êtes pas arbitre, vous vous demandez peut-être ce qu’il peut se dire pendant un match. Beaucoup, beaucoup de choses ! (Non pas les potins du week-end, on garde ça pour dans le vestiaire après le match)

 

Déjà, à chaque touche, l’arbitre assistante dit "vert" (si c’est touche pour l’Irlande) ou "bleu" (pour l’Écosse). Comme ça, l’arbitre et l’assistante peuvent signaler en même temps, en parfaite harmonie. C'est une décision concertée. Même chose pour "corner" ou "six mètres". Ce sont les petites décisions qu'il vaut le coup qu’elles soient correctes pour ne pas énerver les joueuses pour rien et bien gérer la tension du match. C’est donc bien que tout le monde soit d’accord et de signaler ensemble pour renforcer la crédibilité de la décision. Sans oreillettes, on a d’autres systèmes pour communiquer entre nous, mais avec, c’est plus rapide et plus simple.

 

Avant la rencontre, l’arbitre me fait un topo sur les micro-oreillettes et me dit de toujours être positive. Ne jamais dire "Pas hors-jeu", "Pas penalty", "Pas faute" parce qu’il y a de fortes chances que l’arbitre entende uniquement "hors-jeu", "penalty" ou "faute". Il faut donc s’évertuer à dire "Jouez, jouez" ou "avantage", pour par exemple que les assistantes n’agitent pas leur drapeau pour signaler une faute alors que l'arbitre donne l'avantage.

 

Aussi, l’arbitre assistante n°1 (AA1 – située sur la ligne de touche devant les bancs) est habituée à faire des matches européens avec l'arbitre donc elles se connaissent bien, elles connaissent leur style d’arbitrage et l’AA1 sait ce que l’arbitre veut. Elle aide aussi l’AA2 grâce aux micro-oreillettes. Quand elle voit qu’une joueuse va envoyer un long ballon vers l’avant, elle dit "Maintenant !" dès que la joueuse touche le ballon. Ainsi, l’AA2 peut savoir si la joueuse qui va recevoir le ballon était hors-jeu ou non au moment même où le ballon est parti. J’ai adoré ce travail d’équipe qui est impossible à obtenir sans oreillettes.

 

Parce qu’évidemment, moi j’entendais tout. L’AA1 étant très expérimentée, quand l’Écosse et l’Irlande ont commencé à vouloir faire des remplacements, elle disait dans le micro "Ça se prépare, ça se prépare". Comme ça, l’arbitre savait que les équipes allaient demander un remplacement au prochain arrêt de jeu. Et moi, après avoir préparé le panneau pour signaler les remplacements, j’ai pu dire à l’arbitre, dans le micro, les numéros de joueuses. Pas besoin de demander aux joueuses de se retourner pour que l’arbitre voie qui c’est.

 

Et à la fin des deux périodes, l’arbitre, les assistantes et moi-même avons eu une petite conversation pour savoir combien de minutes additionnelles on allait donner. Rien en première période, quatre minutes en deuxième, et j’ai pu indiquer le temps additionnel sur le panneau pour les spectateurs.

 

Globalement, c’était donc une vraiment super expérience, ces micro-oreillettes. L’arbitre a très bien contrôlé la rencontre, on a pu faire un vrai travail d’équipe, j'ai eu l'impression d'être totalement impliquée dans le match et dans le travail du trio même si je n’étais que 4e arbitre. J’espère pouvoir l'utiliser encore de nombreuses fois !

 

 

Photo : Selfie 04/05/2016 - moi, Stewart Luke, Blair White